Le monde est tragique disait Nietzsche, il ne doit pas pour autant nous condamner à la mélancolie éternelle.
Se prévalant de Dionysos, il veut faire du monde le théâtre ininterrompu d’un jour de fête et l’écrit dans son recueil lyrique, espiègle et parfois coquin, le Gai Savoir.
"…Si l’on me laissait choisir librement
Je choisirais volontiers une petite place,
Pour moi, au milieu du paradis :
Et plus volontiers encore - devant sa porte !… "
"…Nos vertus, elles aussi, doivent s’élever d’un pied léger :
Pareilles aux vers d’Homère, il faut qu’elles viennent …et partent… "
Toute métaphysique utilisant des concepts supérieurs à l’homme, Dieu ou autres, cherchent d’une part à abaisser l’Homme, à nier sa véritable nature qui est "d’être" pleinement ce qu’il est, et cherchent d’autre part à l’élever indûment, alors que sa vraie place est d’être un élément parmi d’autres au sein du vaste univers.
Se prévalant de Dionysos, il veut faire du monde le théâtre ininterrompu d’un jour de fête et l’écrit dans son recueil lyrique, espiègle et parfois coquin, le Gai Savoir.
"…Si l’on me laissait choisir librement
Je choisirais volontiers une petite place,
Pour moi, au milieu du paradis :
Et plus volontiers encore - devant sa porte !… "
"…Nos vertus, elles aussi, doivent s’élever d’un pied léger :
Pareilles aux vers d’Homère, il faut qu’elles viennent …et partent… "
Toute métaphysique utilisant des concepts supérieurs à l’homme, Dieu ou autres, cherchent d’une part à abaisser l’Homme, à nier sa véritable nature qui est "d’être" pleinement ce qu’il est, et cherchent d’autre part à l’élever indûment, alors que sa vraie place est d’être un élément parmi d’autres au sein du vaste univers.
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Ne pas prendre l’homme pour plus qu’il n’est.
Accepter la tragédie humaine, les tragédies du monde, en apprivoiser les effets, parfois les conséquences.
Apprendre à être, avec plénitude.
En appeler à Dionysos et poétiser sa vie, la plonger dans le présent, dans la joie, dans la sensualité, dans la générosité.
Un programme qui me plaît. Et à vous ?…

9 commentaires:
Ton programme est alléchant, si j'ose dire, Etre ou ne pas Etre c'est bien là la question, amitiés printanière.
Avec plaisir je viens me promener en ces lieux aimés...Sans être nietzschéenne, car je refuse de faire de l'homme la valeur absolue, je suis cependant sensible à la référence du théâtre et des fêtes de Dyonisos...Célébrer la vie, savoir la goûter, en profiter quand elle donne le meilleur, c'est un don qu'il faut travailler et que tous n'assument pas hélas...Je t'embrasse et j'espère à très bientôt.
Valmont >
être ou ne pas être.
Voilà qui est bien résumé ! *rire*
...mais qui est fort juste...
Toutes mes amitiés.
Volcane >
Je suis heureux de te lire.
Merci de ton passage.
Je reconnais bien là ton goût (partagé) pour la mythologie antique.
Je partage également ton point de vue sur la place et la valeur de l'homme.
Quant à ceux qui ont du mal à savourer le bon côté de la vie alors qu'aucun grand malheur ne les frappe, plaignons-les, mais ils ne sauront entamer la saveur de notre fête !
Je t'embrasse.
Tout va tellement vite, ouvrons les yeux sur la vie et créons nous même nos propres instants de bonheur.
Bises
Ox >
Oui. Nous tenons notre destin entre nos mains.
Bâtissons-le et faisons-en une fête, jour après jour.
Je t'embrasse.
'Etre ou ne pas etre' .... toujours l 'eternelle question!
bravo pour ta note enrichissante!
A bientot
Christopher
Christopher >
merci de ton passage.
A bientôt cher ami.
Vouloir ce que l'on fait. Vraiment. Et choisir d'après ce critère. Pour ne jamais nourir de regrets et de rancoeur. Et choisir au fond, comme si l'on choisissait pour toujours, pour l'éternité, pour un éternel retour, nous qui pourtant, sommes si éphémères...
ô combien oui, ce programme me sied... j'ai même au fond le sentiment que c'est la seule manière d'être heureux...
"Formule de mon bonheur : Un oui, un non, une ligne droite, un but." Etre capable de dire oui, y compris lorsque l'on sait ce que la vie a parfois de tragique...
Et puis, Dionysos n'a-t-il pas retrouvée et sauvée Ariane... "Mon dieu inconnu! ma douleur! mon dernier bonheur! "
Merci de ce détour du côté de Nietzsche...
arwean^^
Arwean >
En effet Il est vrai que Dionysos sauva Ariane abandonnée sur l'île de Naxos par Thésée en l'épousant, en la déifiant et en la menant dans l'Olympe.
Les plaisirs de la chair et la séduction conduisirent ici à un heureux dénouement.
Cela ne peut que me réjouir.
Merci de ton passage.
Baisers
L
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