
vendredi 19 juin 2009
lundi 8 juin 2009
Black or white ?
Ils avaient parlé.
Ils avaient bu.
L’heure avançait.
Il lui parlait de femmes qui s’abandonnaient, de volontés qui se pliaient, et évoquait des idées de plus en plus sombres. Et plus ce qu’il invoquait était ténébreux plus son ami était captivé par ses paroles.
A la fin il lui dit.
« Il faut que tu viennes chez moi. Aimes-tu les choix difficiles ? »
« Heu… je ne sais pas… » Bégaya t’il, mais son regard s’était allumé.
« Viens alors. »
Il sortirent du bar. La nuit était tombée. L’air était lourd et moite, la rue plus sombre qu’elle n’avait jamais été.
Il s’écarta pour passer un appel sur son portable.
Il revint et lui prit le bras.
« Viens. Tu ne le regretteras pas. »
Ils empruntèrent d'un pas sonore deux rues totalement vides et pénétrèrent dans le hall qu’ils traversèrent sans allumer la lumière, gravirent l’escalier qui prenait des airs fantomatiques avec sa rampe en fer forgé aux volutes inquiétantes.
Il introduisit sa clé dans la serrure, entra le premier fit quelques pas en direction du salon, et revint en disant :
« Tout est prêt. Tu peux entrer.
Je te parlais d’un choix.
Tu pourras en faire ce que bon te semble, mais une seule sera à toi cette nuit.
Alors, black or white ? »
vendredi 29 mai 2009
Le salon des Dominas
La reconnaissance et l'affirmation de leurs désirs, la sensualité qui s'en dégage, le plaisir qu'elles prennent sans retenue, l'excitation qu'elles provoquent chez leurs soumis et soumises est quelque chose que je trouve fascinant.
J’avais donc convié mes amies Dominas dans mon humble demeure.
Et je leur avais assuré qu’elles auraient de la chair fraîche et docile, tant masculine que féminine.
Que croyez-vous qu’il advint ?
Elle furent toutes au rendez-vous ! Aussi redoutables qu’affriolantes.
J’étais comblé.
Je leur avais réservé un salon où soumis et soumises les attendaient depuis déjà deux heures.
Je me mis dans un fauteuil que je m’étais réservé, en observateur attentif, ne comptant intervenir que si une de mes invitées éprouvât le besoin d'être aidée dans l'exécution d'un supplice, ou si une autre désirât soudainement goûter à la saveur de mes lèvres.
Je leur avais préparé quelques collations, vins fins et victuailles dont des coupes de fruits, pommes de la tentation, raisins de bacchanales, propices à l’enivrement des sens.
Un livre précieux venant du siècle des Lumières était disposé à portée de main, ouvert à une page où des gravures montraient des supplices d’une perversion inouïe.
Elles investirent le lieu, firent courir leurs doigts sur les peaux diaphanes des corps livrés, en dénudant un indécemment, posant son pied sur le sexe d'un autre, bandant les yeux d’un troisième, faisant frissonner un autre par le simple contact du cuir de sa cravache.
Proies et prédatrices étaient réunies, la fête pouvait commencer…
vendredi 22 mai 2009
Promenade au Louvre
Je vous livre celui-ci...
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Louvre
Fin d’après-midi.
Chaleur étouffante. Ciel plombé.
Nous avons rendez-vous sur le Pont des Arts.

Je suis en avance, je m’assieds sur un banc et je regarde passer sous mes pieds les péniches paresseuses, au travers des planches en bois ajouré.
De jeunes touristes s’avancent en riant, leurs jupes courtes et légères sont inégalement soulevées par les très légers souffles de vent qui s’arrachent difficilement de la surface lisse du fleuve.
Je te vois arriver.
Tailleur écru, jupe courte, chaussures à talon, silhouette fine et élégante.
Tu es dans une tenue très sérieuse qui n’arrive pas à enlever une goutte de ton charme ensorceleur.
Ton pas est rapide. Tu te crois en retard.
Je me lève, t’accueille, te rassure et t’emmène doucement par le bras en direction du Louvre.
Je fais quelques allusions à la chaleur qui nous entoure, j’insiste un peu sur ce point, tu acquiesces et puis, …voilà.
Ça y est.
Tu commences à comprendre.
Tu me connais bien. Tu sais que si je reviens sur quelque propos, c’est rarement innocent.
Le petit sourire que je ne cherche pas à réprimer, ou alors juste un peu, confirme ta crainte.
Tu t’alarmes.
Je jubile.
Tu ne sais pas quelle idée s’est nichée dans ma tête mais tu sais qu’elle est là et qu’elle occupe mon esprit.
Tu te nourris de ma jubilation. Je sais qu’elle entretient ta crainte. Je sais aussi qu’elle alimente le début de ton excitation.
Ce que nous allons faire aura un caractère inconvenant. Tu le crains. Tu le sais. Tu le souhaites.
Nous sommes à l’entrée de la cour Carrée du Louvre. Je m’arrête.
Elle est parcourue de quelques touristes, en petit nombre, le bassin est rempli, un joli jet d’eau en son centre fait entendre sa musique rafraîchissante.

Nous faisons quelques pas en avant, sous le soleil.
Je te tourne vers moi enlace ton corps et t’embrasse à pleine bouche avec passion.
Tu réponds avec volupté.
Le baiser se prolonge.
Quelques têtes se tournent vers nous, petit sourire aux lèvres.
Nous étant tous deux repus de nos lèvres, je t’écarte de moi et te dis :
« Bien. Ma jolie petite chienne va maintenant prendre la place qui est la sienne. Confie-moi ton sac et à mes pieds ! »
Tu me tends le sac et presque par réflexe, tu t’agenouilles et te tiens près de ma jambe.
« Bien. Suis-moi sagement. »
Tu comprends qu’il va te falloir me suivre en avançant à quatre pattes.
Une hésitation te prend.
Tu réalises où tu es, dans quelle tenue tu te trouves, tu regardes le sol devant toi, pavé, inégal, chaud, poussiéreux, tu regardes avec anxiété les passants qui pour l’instant n’ont pas l’air d’avoir remarqué quoi que ce soit, mais qui ne vont pas manquer de s’étonner de voir une jeune femme en tailleur avancer à quatre pattes sur les pavés de la cour.
Il n’y a aucun enfant parmi eux, c’est déjà ça, et tu as l’impression que beaucoup sont étrangers.
Une pensée saugrenue te vient en tête : « Que vont-ils penser des mœurs françaises après ce que tu ne vas pas manquer de me faire subir dans les minutes à venir ? » car quelque chose dans mon attitude te fait penser que cela ne va pas durer que quelques secondes.
Tes mains, genoux et escarpins commencent à se salir et se couvrir de poussière, la coiffure de tes cheveux se défait pas après pas, le soleil frappe durement ton dos et ta tête, sous l’effort de ta progression inconfortable la transpiration égrène quelques gouttes sur ta tempe et vraisemblablement dans ton dos et sur tes flancs, tandis que j’avance d’un pas léger et nonchalant au travers de cette grande cour en évoquant son passé prestigieux, les sabots des magnifiques chevaux qui tirèrent de somptueux carrosses, les personnages de légende qui la foulèrent pendant des siècles sombres ou prestigieux, rois, reines et princesses, mais aussi intrigantes et spadassins, trafiquants et marchands en tous genres.
Je n’ai apparemment aucun égard pour toi, te devançant volontiers brusquement d’un ou deux pas, m’emportant dans mon discours, te forçant à accélérer pour rester fièrement à ma hauteur.
Je t’admire en silence.
J’admire ton obéissance, ton abnégation, ta honte bue, l’effort que tu produis, ta ténacité, ta fierté en dépit de ta position difficile.
Nous voici au bord du bassin.
Je m’assieds sur son rebord pour goûter au plaisir de cette position centrale, pour tremper mes doigts dans l’eau ô combien réconfortante.
Je te demande de venir près de moi, te laisse à quatre pattes à mes pieds et passe ma main mouillée sur ton visage, ton front.
Je fais couler un peu d’eau sur ta tête et ta nuque et te flatte comme on le fait d’un animal que l’on veut féliciter.
Au bout d’un moment je te dis de rester où tu es, de me suivre des yeux et de m’écouter.
Je fais le tour du bassin pour me placer à son extrémité opposée et te demande de me rejoindre en allant tout droit et en restant bien sûr à quatre pattes.
Tu marques une hésitation, tu rougis, ce que je vois très bien malgré la distance qui nous sépare.
Je ne dis rien. Je mets un pied sur le rebord du bassin et croise les bras en position de tranquille attente.
Je te scrute et te dévisage.
Je me délecte de cet instant où j’essaye d’imaginer toutes les pensées qui traversent ton esprit.
Me détestes-tu à ce moment ?
Il ne semble pas.
Admirable compagne.
Tu hésites certes mais tu sembles plus concentrée que courroucée.
Et puis tu t’élances.
Tes mains prennent appui sur le rebord pour aller plonger au fond du bassin.
Tu trempes tes manches jusqu’aux épaules, la profondeur de l’eau est d’environ cinquante centimètres.
Tes jambes sont maintenant sur le rebord, te plaçant dans une position instable. Tu ne peux empêcher ton visage de plonger dans l’eau, ce qui précipite la fin de ta maladroite escalade.
Te voilà dans l’eau, eau qui trempe tes chaussures et tes jambes, tes manches, les pans de ta veste le devant de ta jupe et vraisemblablement le devant de ton chemisier qui doit tout juste affleurer la surface.
« Bravo. » Dis-je.
« Viens à moi maintenant.
Cette eau n’est-elle pas merveilleusement fraîche, ma douce amie ? »
Et tu commences ta progression générant de petites vaguelettes qui te précèdent.
Ah oui, les touristes !
J’allais oublier d’en parler.
Je les observe du coin de l’œil évidemment.
Certains semblent ne rien remarquer et ne nous accordent pas un regard. N’ont-ils rien vu ou font-ils comme s’il ne se passait rien d’inhabituel ?
D’autres ouvrent des yeux ronds comme des billes et provoquent chez moi un sourire intérieur, et croyez-le ou non, ce sourire est à la fois innocent et espiègle, issu du plaisir de partager une situation incongrue, plaisir de la vivre avec eux.
D’autres enfin ont un franc sourire aux lèvres et certains commencent à régler leur portable pour prendre une photo ou un petit film. Ah ! L’esclavage de la technique ! Je suis sûr que leur opération les prive de la majeure partie du plaisir. Au moins retourneront-ils avec un souvenir insolite dans leur « pellicule » numérique.
Te voici rendue à mes côtés toujours dans le bassin.
Je te félicite chaudement et te remercie de cette magnifique traversée.
Je te redresse et t’aide le plus galamment du monde à enjamber le rebord.
Tu es dégoulinante et trempée. Je constate que l’avant de ton chemisier était bien sous l’eau en le voyant coller à ta peau et découvrir ton ventre et tes seins dans une sublime transparence.
Je tends mon bras. Tu passes le tien par-dessous et nous voilà repartis aussi tranquillement que deux sages promeneurs solitaires…

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mardi 19 mai 2009
Signature

vendredi 15 mai 2009
Tenue de soirée habillée [Partie 2 & fin]
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Devant moi se tenait une apparition.
Patricia se tenait au milieu de la pièce.
Elle était dans une tenue aussi osée et érotique que resplendissante.
Escarpins à talons hauts, jambes nues vertigineuses, gants de velours noir rehaussés de diamants, string de la même texture, dos nu, décolleté ravageur encadré d’un tissu de mousseline totalement transparente retenu par un col en forme de collier enchâssé de bijoux.
Le tout porté avec un naturel et une ingénuité à tomber par terre !
« Comment me trouves-tu ? » Me dit-elle de sa petite voix alors que notre amie Claire me regardait d’un air à la fois triomphant et goguenard, ne perdant rien de ma réaction, se demandant si j’allais jouer le jeu jusqu’au bout et accepter cette tenue pour le moins anticonformiste.
Je la détaillais tout en ayant le cerveau en ébullition, tout à la fois captant la candeur de son regard, me délectant de ses formes sublimes, pensant aux invités à qui je devrai la présenter, imaginant ma compagne dans les ors du lieu où nous devions nous rendre dans moins d’une heure.
Je tardais à donner ma réponse, imaginant la « surprise » qu’auraient certains des invités que je connaissais bien.
Cependant l’idée faisait son chemin dans mon esprit…
« Et bien… Disons… que tu es… …parfaite !
Voilà. C’est le mot ! » Dis-je dans un grand sourire.
Patricia que le doute avait soudain pris (elle n’avait donc jamais douté jusqu’alors ? Charmante enfant…) se détendit et me rendit un sourire …admirable.
Claire se mit à rire et à battre des mains.
« J’en étais sûre !
Je savais que tu marcherais !»
« Vous êtes de belles coquines, mais nous allons bien nous amuser. Venez !» Leur dis-je rassemblant nos affaires et leur ouvrant la porte.
« Après vous… »
La suite ne me donna pas tort.
Elle fut la reine de la soirée.
Sa descente de voiture provoqua une émeute parmi les photographes présents pour couvrir l’événement.
Son entrée fit grande sensation auprès des premiers invités qui nous croisèrent.
Et curieusement, j’eus vraiment beaucoup de très bons amis qui vinrent me saluer tout au long de la soirée, dont beaucoup que je n’avais jamais vu jusqu’alors…
Ndlr : ce petit texte fut issu de l'envie d'illustrer deux photos de Miss Belgique qui se montra dans cette tenue dans une réception où elle fit, je pense, quelque impression. La seconde photo procède d'un rapide montage. A bientôt.
vendredi 24 avril 2009
Tenue de soirée habillée [Partie 1]

A cette invitation en cet hôtel prestigieux où serait rassemblé tout le gotha de la politique, de l’économie, du show bizz et des milieux artistiques, en vertu des goûts éclectiques de mes deux amis, j’avais décidé de convier ma toute nouvelle et jeune compagne.
« Comment voulez-vous que je m’habille ? », m’avait-elle demandé les yeux baissés, de son air ravissant.
Je lui avais lancé sans bien savoir ce que cela donnerait :
« Et bien, au tour des femmes d’étonner les hommes. Pour cette soirée, je te demanderai de me surprendre. Choisis la tenue que tu veux. Mets-là sur mon compte. Je n’en dis pas plus, tu as quatre jours et carte blanche ! »
Elle était partie faire les magasins avec Claire, sa plus grande amie, une belle coquine, malicieuse en diable.
Je la connaissais plutôt bien, Claire. C’est par elle, après quelques aventures aussi délicieuses que tumultueuses, que j’avais fait la connaissance de Patricia.
Je me suis dit que le résultat allait sans doute être à la hauteur de mes espérances.
Le grand jour, après une après-midi chargée passée auprès de quelques-uns uns des invités du soir, je m’éclipsais pour aller chercher en voiture mon adorable invitée.
Entrant rapidement dans l’appartement pour aller moi-même me préparer, je croisai Claire, assise sur le canapé du salon, dans un décolleté à couper le souffle, ravie, l’air encore plus espiègle que je ne lui avais connu.
Elle se leva et me sauta au cou.
J’étais très heureux de la retrouver, cependant une petite lumière s’était allumée dans ma tête. Elle avait un je ne sais quoi au fond de ses yeux.
Je la trouvais plus souriante, plus joueuse que je n’aurais dû m’y attendre.
Elle me semblait même être aux anges.
Je lui dis « où est Patricia ? »
« Dans la salle de bain » me répondit-elle en pointant la porte vitrée du doigt.
« Ne t’inquiète pas elle termine de se préparer, elle en a pour quelques instants »
Je répondis : « je prends la seconde salle de bain. Je suis prêt dans 5 minutes ».
Alors que je n’étais déjà plus dans le salon et que je faisais couler une douche, elle me cria : « j’ai réussi à me faire inviter par un journaliste de mes amis, je serai là pour vous voir ! »
« - As-tu besoin de quelqu’un pour te savonner ? », cria t’elle au travers de la porte dans un grand éclat de rire.
« - Ne me tente pas ! Tu sais que non sommes pressés. Coquine ! »
« Voilà ! Patricia est prête ! »
« Parfait ! Nous allons pouvoir y aller »
Je sortis de la chambre, ma chemise à col cassé pas encore boutonnée, un nœud papillon à la main, une veste de smoking dans l’autre, et …me figeai sur place !